Rappelles-toi de ces belles paroles, qu'on répétaient en boucles dans lesquelles nous nous envolions loin, très loin. Fixes-moi, défies-moi du regard un peu, ose comparer tes efforts aux miens. Parles mais bon sang, parle moi. De toi, et de nous. Ne me fuis plus quand je te cherche. Essaie de comprendre ma peine. Dis-moi que oui, tu regrettes tes faits et gestes envers moi parce que cette fois, je ne reviendrais pas. Reste toi-même. N'utilises plus ces mots menteurs et courts pour me parler, je veux seulement la simple vérité. Tu le sais bien que ça me fait mal. Ton air innocent m'énerve tellement. Je ne trouve pas la force de t'en vouloir, ni de revenir vers toi. Il m'est d'ailleurs impossible de décrocher ses souvenirs, ses paroles qui nous appartenais. Mais je laisse tomber.
La seule manière de cesser de souffrir, c'est de n'avoir plus que du vide dans la tête. Et c'est ce que j'ai fais pendant quelques mois. J'ai rempli ma tête de vide, de néant. J'ai arreté d'espérer, de croire, de rêver. Il n'y avait plus rien. Et ca a marché. Ca avait marché.





